La Fédération Nationale des Cinémas Français regroupe la quasi totalité des 5000 salles de cinéma françaises dans toute leur diversité : grandes entreprises nationales, petite et moyenne exploitation, salles art et essai, municipales, etc. Elle a été créée en 1945.
Le rôle fondamental de la FNCF est d'être le représentant de l'ensemble des salles de cinéma face à tous les interlocuteurs potentiels, à commencer par les pouvoirs publics : Ministère de la Culture, Centre National de la Cinématographie, Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, etc. Ce rôle est également important auprès des autres diffuseurs du film : chaînes de télévision (hertziennes, cryptées, câblées, par satellite) et vidéo. La FNCF peut être amenée à intervenir dans tout autre domaine dès lors qu'il concerne l'intérêt général de l'exploitation et du cinéma.

La promotion du cinéma en salles
La promotion du cinéma en salles est l'une des grandes missions de la Fédération. Elle a ainsi réalisé depuis une quinzaine d'années d'importantes campagnes de communication pour promouvoir la salle : "Le cinéma a un espace naturel : les cinémas", "L'émotion grand écran", "Au cinéma, la Star c'est Vous", etc. La FNCF a par ailleurs développé trois opérations de promotion nationales qui rythment le calendrier cinématographique de l'année : Le Printemps du Cinéma au mois de mars, La Fête du Cinéma à la fin juin et La Rentrée du Cinéma en septembre.

Créée à l'initiative des professionnels et des pouvoirs publics, La Fête du Cinéma réunit chaque année 3 à 4 millions de spectateurs.
Son principe a évolué au fil des années :
- de 1985 à 1992 : La Fête du Cinéma ne durait alors qu'une seule journée. Son principe était le suivant : pour l'achat d'une place au plein tarif, un carnet-passeport était remis au spectateur qui lui donnait droit à voir tous les films suivants au tarif de 1 F par séance pendant la journée de la manifestation.
- depuis 1993 : l'opération s'étend sur trois jours afin d'améliorer les conditions d'accueil du public. Son principe est le suivant : pour l'achat d'une place au plein tarif, un carnet-passeport est remis au spectateur qui lui donne droit à voir tous les films suivants au tarif de 2 euros par séance pendant les trois jours de l'événement.
- à partir de 2009 : l'opération s'étend sur 7 jours et commence, pour la première fois, un samedi. Elle dure deux fois plus longtemps et est située à cheval sur deux semaines cinématographiques. Le carnet-passeport est remplacé par la nouvelle Carte Fête du Cinéma qui donne accès au tarif exceptionnel de 3€ la séance après l'achat de la première place au tarif habituel.
Lancé en 2000, Le Printemps du Cinéma est la seconde opération de promotion nationale organisée par la FNCF. Son principe est également très simple : durant trois jours, à la mi mars, tous les spectateurs bénéficient d'un tarif exceptionnel de 3,50 euros à toutes les séances. Avec 2,8 millions d'entrées en 2009, la manifestation enregistre son deuxième meilleur résultat depuis sa création.
En 2004, la Fédération a initié une troisième opération afin de relancer la fréquentation au mois de septembre : La Rentrée du Cinéma. En 2009, cette opération s'est déroulée sur 4 jours (dimanche 13, lundi 14, mardi 15 et mercredi 16 septembre 2009) avec un principe tarifaire très lisible : 4€ la séance pendant 4 jours.

L'éducation à l'image
La politique d'éducation à l'image des élèves des établissements scolaires (écoles, collèges et lycées) fait l'objet d'une attention soutenue de la FNCF. Celle-ci apporte sa coopération au Ministère de la Culture et de la Communication et au CNC qui sont les principaux porteurs de projets dans ce domaine.
La Fédération a mis en place une Commission d'éducation à l'image qui rassemble des professionnels très impliqués dans ce secteur. Elle se réunit trimestriellement et traite de sujets très variés : choix des films des dispositifs ; relation avec les partenaires publics comme les DRAC, les conseils généraux, les conseils régionaux, et bien sûr le CNC ; Orientation souhaitée pour l’amélioration des dispositifs ; Difficultés rencontrées sur le terrain…
La Fédération est représentée auprès de chacune des commissions nationales de Collèges et Lycéens au Cinéma ainsi qu'au sein de l'association des Enfants de Cinéma qui gère l'opération Ecole au Cinéma. Cette dernière et les commissions nationales regroupent des exploitants et des enseignants qui statuent notamment sur le choix des films présentés aux élèves. De plus de plus de salles participent chaque année à ces opérations.

Le cinéma numérique
Depuis l'apparition de cette "nouvelle technologie", le dossier du cinéma numérique est suivi quotidiennement par la Fédération en étroite collaboration avec les autres fédérations européennes et américaines.
Fin novembre 2004, le comité directeur de la Fédération américaine des propriétaires de salles de cinéma (NATO) a affirmé par une résolution publique les objectifs fondamentaux du passage éventuel à la projection numérique : une valeur ajoutée réelle pour le public, une qualité de projection supérieure à celle des copies 35 mm, des standards ouverts et mondiaux qui encouragent la concurrence et garantissent la distribution et l’exploitation partout dans le monde, une compatibilité nécessaire entre les différents types d’équipements, le maintien des relations entre exploitants et distributeurs telles qu’elles existent aujourd’hui, etc. Par cette résolution, la fédération américaine a de plus appelé les studios à mettre au point des plans de financement des installations, le cinéma numérique engendrant des économies substantielles pour les studios et des coûts substantiels pour les salles.
D’un point de vue purement technique, le consortium DCI, créé à Hollywood par les sept principales Majors, a finalisé ses préconisations techniques qui devraient vraisemblablement être reprises ensuite par l’organisme américain de normalisation, la SMPTE (Society of Motion Pictures and Television Engineers).
En France, à l'initiative de la Commission Supérieure Techique (CST), un travail de normalisation s'est tenu au sein de l’Agence Française de Normalisation (AFNOR) pour définir la qualité de la projection en cinéma numérique. La norme se fonde sur des critères techniques mesurables dont les principaux sont la résolution, l’espace colorimétrique, la luminance et la mesure de contraste. Cette norme est bien entendu cohérente avec les standards américains qui situent la norme minimale sur la résolution 2K.

La formation des personnels techniques
Au terme d’un an de travail, la réforme du CAP opérateur-projectionniste a été actée fin 2004 par la 12ème CPC (Commission Professionnelle Consultative) de l’Education Nationale.
La commission de rénovation du CAP - composée d'employeurs, de salariés, de représentants de l'Education Nationale, de permanents de la CST et de la FNCF - s’est attachée à recentrer le diplôme sur le cœur de métier du projectionniste : la projection cinématographique. Ceci se traduit notamment par le changement de nom du diplôme : l’ancienne appellation de « CAP opérateur projectionniste de l’audiovisuel », en vigueur depuis le référentiel de 1991, disparaît au profit de « CAP opérateur projectionniste de cinéma ».
Tandis que les techniques complètement obsolètes (diaporamas par exemple) ont été retirées du programme du CAP, certaines unités ont été re-développées comme le souhaitait la profession : ainsi la place de l’électricité, de la sécurité et de la maintenance ont été nettement renforcées au sein des connaissances que doit maîtriser le candidat. Le contenu des épreuves et leur durée ont également été réformés afin de donner plus de poids à la partie pratique.
En outre, le nouveau CAP a été entièrement pensé pour être compatible avec l’arrivée de nouvelles technologies telles que le cinéma numérique.
Le nouveau CAP est appliqué depuis la session de juin 2007 tandis qu'une commission nationale de sujets a été constituée.
En 2008, 474 candidats se sont présentés en France métropolitaine à notre CAP selon les proportions suivantes : 6% par la voie scolaire, 6% par l’apprentissage, 17% en formation continue, 71% en candidats libres. Le taux de réussite était globalement de 76%.

La lutte contre la piraterie
La Fédération participe activement à la lutte contre la piraterie au sein de l'Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle (ALPA).
Si la piraterie s'est pendant longtemps résumée à la contrefaçon et à l'importation frauduleuse de cassettes vidéo en provenance de pays francophones, l'arrivée du DVD et l'explosion de l'Internet ont donné une dimension nouvelle au phénomène.
- En ce qui concerne le DVD, les importations parallèles de ces supports vidéo - déjà dotés d'une version française doublée ou sous-titrée - ont fortement accru les atteintes à la chronologie des médias en permettant la circulation de films avant l'expiration du délai prévu par la loi (soit un an après la sortie en salles sous réserve de dérogations accordées oeuvre par oeuvre). Les enquêteurs de l'ALPA constatent ces infractions et transmettent leurs procès-verbaux aux autorités qui engagent l'action publique. La Fédération se porte partie civile à chaque fois qu'une atteinte à la chronologie des médias est constatée.
- L'Internet présente un autre danger. Il favorise, d'une part, les importations parallèles en facilitant l'accès aux DVD vendus hors de nos frontières mais, surtout, il permet la circulation de films piratés sous forme de fichiers numériques de type DIVX. Cette forme de piraterie a pris une grande ampleur en raison de l'échange de fichiers en peer-to-peer qui permettent aux adhérents de ces systèmes d'accéder aux données stockées sur les disques durs des membres de leur communauté. Il est de moins en moins rare que des films circulent sur l'Internet avant même leur première sortie en salles. L'ALPA, présidée par Monsieur Nicolas Seydoux, s'est dotée des moyens humains et matériels pour lutter contre cette forme de piraterie.
Enfin, la FNCF participe à l'ensemble des travaux législatifs et réglementaires relatifs à la protection des droits de propriété intellectuelle dans le cadre de la lutte contre la contrefaçon.
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L'exploitation française
> Les chiffres clés
(Données 2009) |
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- Premier parc européen
- 4ème parc mondial derrière la Chine, les Etats-Unis et l'Inde
- 5470 écrans
- 2066 établissements
- dont 1078 cinémas classés Art et Essai
- 1692 communes équipées
- 1 077 507 fauteuils
- 145 nouvelles salles créées au cours de l'année 2009
- 1000 nouvelles salles au total en dix ans
- 200,9 millions d'entrées
- Prix moyen des places = 6,14 euros
- Indice de fréquentation = 3
- 588 nouveaux films sortis en 2009
- 174 multiplexes

- 1,7 milliard d'euros investis par les exploitants depuis 20 ans dans la création et la modernisation du parc de salles
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